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Nutrition - santé

Prise de poids : et s’il n’y avait pas que l’alimentation ?

Une prise de poids est bien souvent liée à l’alimentation. Cependant, il arrive qu’une personne mange correctement, en quantité normale et qu’elle prenne du poids sans raison justifiée. Voici 4 facteurs extérieurs qui peuvent en être responsables.

1. Le manque de sommeil

Le sommeil est un point crucial qu’il ne faut pas négliger. Un adulte a besoin de dormir entre 7 h et 9 h par jour. Alors l’idéal est de dîner tôt, vers 19 h. D’une part pour avoir le temps de bien commencer sa digestion avant d’aller se coucher (23 h maximum – regarder les écrans tous les soirs n’est pas une nécessité) et d’autre part pour respecter un temps de jeûne de 12 h minimum. Ceci implique de ne pas grignoter une fois le repas terminé. Et non, il n’y a pas de honte à se mettre à table ni à se coucher comme les poules 😉

De plus, lorsqu’on est fatigué, on a tendance à confondre faim et fatigue. D’une part, une baisse d’énergie incitera à manger des produits sucrés pour apporter rapidement du glucose à notre cerveau et nos muscles (basé sur le même principe que l’hypoglycémie). D’autre part, le ratio des deux hormones qui régulent l’appétit (leptine / ghréline) se voit perturber. Le manque de sommeil diminue la sécrétion de leptine, hormone de la satiété qui en plus augmente légèrement nos dépenses énergétiques. A l’inverse, il favorise la production de ghréline qui stimule notre appétit.

Une mauvaise qualité de sommeil peut aussi entrer en jeu. Certains n’ont pas de problème pour s’endormir mais se réveillent la nuit et se lèvent pour grignoter. Cela rompt le jeûne et apporte des calories inutilement. Le but est d’essayer d’identifier pourquoi est-ce que la personne se réveille afin de traiter la cause. Est-ce le stress ? Le foie qui travaille trop dû à une surcharge ou une mauvaise alimentation ? Une obésité qui provoque des apnées du sommeil ?

2. Le stress

Omniprésent pour beaucoup d’entre nous, que ce soit au travail ou à la maison voire les deux (surtout en cette période de confinement), le stress nous fait sécréter du cortisol qui est une hormone de stockage (masse adipeuse). Sur le long terme, cela peut freiner la perte de poids voire faire grossir. De plus le stress, par épuisement des glandes surrénales, peut amener à un état de fatigue chronique. Ainsi, il est important de ne pas se laisser envahir et surtout de se recentrer sur soi-même. Prendre le temps de savoir quelles sont réellement ses priorités. Est-ce le travail, la famille, la santé, les amis ? Bien souvent, c’est un tout pour lequel il est nécessaire de trouver son équilibre. Cela peut passer par le sport, le yoga, la méditation, l’hypnose, la cohérence cardiaque, une alimentation saine… la gestion du stress d’une manière générale. Pour tout cela, des professionnels sont là pour nous guider et nous aider dans un seul et même but : retrouver une bonne hygiène de vie et avant tout se retrouver soi ! Dans mon cas, en tant que coach en nutrition, mes conseils en rééquilibrage alimentaire sont avant tout basés sur l’écoute afin de pouvoir proposer des solutions individualisées. Chacun est unique avec son vécu, ses sentiments, ses goûts, ses contraintes et tout cela est à prendre en compte pour avoir de bons résultats.

3. Les gènes

Le métabolisme de base varie d’une personne à une autre, en fonction de sa constitution et son tempérament. Ainsi, certaines personnes vont avoir des prédispositions génétiques à développer des complications métaboliques de type insulinorésistance ou obésité. De plus, le contexte actuel dans lequel nous évoluons n’aide pas à se nourrir sainement. Les tentations sont nombreuses, les produits de plus en plus transformés et les industriels en jouent au détriment de notre santé.

Prendre facilement du poids est toujours vécu comme un fardeau mais finalement, il faut le voir comme une chance. Cela nous force à prendre soin de ce que nous mangeons et donc à manger plus sainement. Il faut apprendre à se connaître pour bien vivre avec et ne pas être fataliste en se disant : « foutu pour foutu, je mange ». Car pouvoir manger des aliments industriels sans se poser de question puisque cela n’a aucune incidence sur le poids n’est pas un cadeau. Cela aura tôt ou tard des répercussions sur la santé.

4. La sédentarité

L’inactivité a un impact sur les deux premiers points qui viennent d’être abordés :

– Une faible dépense physique peut influencer la qualité de notre sommeil. C’est un cercle vicieux car en se sentant fatigué, l’envie et la motivation d’aller se promener ou de faire du sport n’est pas au rendez-vous.

– Le manque d’activité physique ne permet pas d’évacuer le stress ! D’ailleurs, cette période de confinement nous le prouve bien. Combien de personnes, jusque là plutôt sédentaires, se sont mises à la course à pied, au yoga, au stretching, au vélo d’appartement ou autre sport depuis que nous sommes tous contraints à rester chez nous ? C’est effectivement une manière de gérer son stress. Ainsi, on ne le répétera jamais assez : bouger est essentiel à une bonne condition physique et au bon équilibre nerveux.

Tous ces facteurs favorisent encore plus la prise de poids lors d’une prédisposition génétique déjà existante.

Bien sûr, cette liste n’est pas exhaustive. D’autres causes peuvent entrer en jeu : des dérèglements hormonaux par exemple avec un mauvais fonctionnement de la thyroïde.

En conclusion : dormons, déstressons, bougeons !

en plus d’une alimentation saine et variée 😉

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